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Quel serait l’avenir d’une société basée sur le « tout virtuel » ?

Salvagnac, le lundi 21 novembre 2022 – article non terminé, il sera complété au fils des jours

Dernière MAJ : le 2 décembre à 7h05

Depuis quelques années, j’avais arrêté d’écrire des articles de « fond », simplement car je n’en avait plus envie. Mais, depuis mars 2020, l’envie de me lâcher revient au fil des mois et c’est à force de « cogiter » et faire tourner les mêmes idées dans ma tête que j’ai franchi le pas, par obligation (voir article SUR CE LIEN : faire passer ces idées du « mental » à l’écrit pour les aider à sortir de ma tête et passer à autre chose.

DEPUIS LE DEBUT DE CE NOUVEAU SIECLE, LA SOCIETE DU VIRTUEL NE SEMBLE PLUS AVOIR DE LIMITES, MAIS POUR QUEL AVENIR ?

Préambule : attaché commercial dans l’électronique entre 1990 et 2002, j’ai vu, comme tout le monde je crois, l’évolution des communications dans l’entreprise, et l’arrivée des premiers outils de contrôle électronique embarqués. Au début, je passais les commandes par FAX de l’hôtel, ou d’une CABINE TELEPHONIQUE sur le bord de la route ou dans un petit village de campagne, ces deux outils sont décédés. Je me souviens même, en 2001, utiliser le MINITEL pour relever les cours des valeurs de mon portefeuille, il est décédé aussi (pas mon portefeuille, le MINITEL !). Aujourd’hui, 95% des personnes ont fax, minitel et cabine téléphonique dans la poche arrière de leur jean ou dans leur sac à mains.

Et puis, en 1997, nos voitures de fonction ont été équipées de téléphones, ce qui apporta un gros changement : le management pouvait nous mettre la pression de 8h00 à 19h00 si besoin (tu es où ? tu vois qui demain ? etc etc) – en 2000, arrivée du téléphone portable (une étape supplémentaire, vous êtes supposés répondre même en dehors de votre bagnole). Ce fut la fin brutale de la liberté du commercial : auparavant, vous aviez des objectifs et une prime associée , pour le reste, on ne vous demandait rien de plus que d’atteindre vos objectifs. On ne vous appelait pas à 17h30 pour vous demander « t’es où ? », le chiffre était fait, on vous foutait la paix.

Aujourd’hui, un commercial doit respecter des process, passer ses commandes lui-même et en rendre compte « quasiment en temps réel » via son ordinateur portable en remplissant des cases chaque soir (s’il ne le fait pas, il a des emmerdements, s’il persiste, il est viré quelque soit sa compétence) – toutes les données des commerciaux alimentent chaque jour des ordinateurs qui font des calculs pour prévoir l’avenir à partir de modèles, pour contrôler si vos ratios sont bons, etc etc … le commercial, en raison de l’existence des outils portables, est contraint de travailler beaucoup plus que 37 ou 40 heures par semaine s’il veut « tout cocher » : objectifs de CA évidemment, cela devrait être sa seule mission, mais aussi objectifs qualitatifs divers et variés (analyses des chiffres, prévision de CA par client, par ligne de produits, formations ou présentation de produits via internet nécessitant un apprentissage rapide, donc hors des heures de travail, etc etc). Un commercial travaille quasiment 6 jours sur 7, et pas de 9h00 à 17h00 !!! Les commerciaux font en six jours, ce que faisaient environ deux personnes dans les années 90 (un commercial sur la route, et un service administratif au bureau) = qui profitent vraiment de ces outils ? où est le progrès ? amélioration des conditions de travail ? non – amélioration du salaire ? non – amélioration des bénéfices de l’entreprise ? oh mon Dieu, oui, sur le dos des salariés de plus en plus esclaves (en terme de SALAIRE-HORAIRE REEL) et sur l’augmentation du chômage.

Pour finir ma petite histoire : au tout début des années 2000, on nous parle de puce de localisation embarquée qui va entrer dans notre gamme, à avoir obligatoirement en démo sur nos bagnoles … bon, la messe est dite. La boîte dans laquelle je travaillais était vouée à disparaître (alarmes auto, marché qui dérivait déjà vers du business direct fabricant systèmes de protection-constructeur auto) alors j’ai négocié un licenciement économique qui m’a permis, avec l’assurance-chômage, d’avoir trois ans pour penser à un autre projet. En août 2002, ce fut le dernier mois de ma vie de salarié, j’ai rendu mon téléphone portable (ce n’était pas encore un smartphone) et n’en ai jamais repris un depuis.

Voilà pourquoi le titre de cet article : vu mon parcours où l’on m’a imposé le téléphone portable dans un cadre professionnel, ce qui a dégradé mes conditions de travail et ma joie d’aller bosser, et par conséquent m’a dégoûté de cet outil (qui ne nous laisse pas tranquille 5 minutes), je suis en droit, déjà, de me poser la question « mais pourquoi les gens aiment encore cet outil + que leurs proches, même après tant d’années d’utilisation souvent servile ? » – je n’ai pas la réponse, c’est comme ça.

Je me demande bien vers où nous allons, avec notre portable greffé volontairement et avec joie dans notre main (je dis « nous » car la majorité l’emporte).

I LA REVOLUTION DES TECHNOLOGIES INTERNET MOBILES

En 2018, j’ai déménagé. Je disposais encore d’une ligne de téléphone filaire fixe, ce que j’appelle « la ligne de vie » : même sans électricité, on peut téléphoner, et ça peut sauver quand on habite au milieu de nulle part et qu’on ne souhaite pas consommer de force une technologie internet mobile. Je demande donc une ligne fixe pour mon nouveau domicile, et, oh, désagréable surprise, la ligne fixe transite maintenant via la box et internet, on n’a plus le choix !

CONSEQUENCE NUMERO 1 : plus aucune communication téléphonique (hors compétence de cryptage, et encore) n’est susceptible d’échapper à la mémoire de l’internet (ou à la vue de n’importe quelle personne capable de pirater le réseau) qui stocke toutes les données des utilisateurs en temps réel. Vous me rétorquerez, et ce sera l’argument simpliste opposable à tout cet article : « je n’ai rien à me reprocher ». Pour ce débat, je pose une hypothèse plutôt qu’un contre-argument : si, un jour, un régime totalitaire prenait le pouvoir ou si un régime dit démocratique tendait vers la tyrannie, qui vous garantit que vos données entreraient alors dans les bonnes cases, les nouvelles cases dans lesquelles il faudrait se tenir sous peine de punition (crédit social à la chinoise) ?

Le téléphone mobile, au fil des années, s’est transformé en ordinateur multi-tâches, suivant son propriétaire tel un chien bien dressé (à moins que cela ne soit l’inverse). Ce petit ordinateur magique est devenu capable de fournir des communications vidéo, de guider l’automobiliste sur la route, de l’inciter à aller dans tel ou tel hôtel, restaurant, telle station service etc etc. Il prend des photos, il peut remplacer la TV, le livre, le jeu de société et tant d’autres loisirs autrefois uniquement « réels ». Pour des centaines de millions de personnes, il joue le rôle de confident, de meilleur ami, voire même de seule vraie famille. Il rend les plus à crocs solitaires et dépendants alors que, pour être heureux me semble-t-il, un humain a besoin de relations humaines justement, d’indépendance et de liberté. De mon point de vue, cet outil portable, vendu comme un outil de communication et de liberté, est en réalité tout à fait le contraire si on analyse l’usage qu’en font de trop nombreux utilisateurs …

… ils oublient que toutes les émissions et réceptions passent par des serveurs, des FAI et, là encore, les données sont stockées ; les déplacements de ce petit objet peuvent également être tracés à la demande, tout comme les GPS des bagnoles.

L’article actuel, si j’étais en Chine, resterait en ligne moins de dix minutes et me vaudrait sans doute 100 ans de prison. Mais qui sait où en sera la France, ou plutôt l’UE, dans dix ou vingt ans en terme de régime politique ? L’histoire du PASS finalement inutile (au niveau médical) ne serait-il pas très utile à certains, mais pour de toutes autres raisons ? Quid du PASS énergie ou carbone qui devrait voir le jour dans un futur proche ? C’est en doutant et en se posant des questions qu’on approche souvent de la réalité. Point besoin de regarder le 20h00 ni des médias « dits alternatifs », de lire le Figaro ou l’Humanité, pour avoir une bonne idée des dangers de la société du « tout internet ». Elle évolue rapidement vers le « tout virtuel », alors que les contre-pouvoirs, comme c’est le cas depuis de nombreuses années, disparaissent peu à peu ou ne remplissent plus du tout leur rôle, pourtant nécessaire au bon exercice de la démocratie.

II LE TOUT VIRTUEL, POUR LE MEILLEUR OU POUR LE PIRE ?

La réplication du monde réel dans des serveurs, pourquoi ? La poignée de fous qui gouverne le monde (grandes familles finance, pétrole, industrie, gafam) est excitée au plus haut point par les nouvelles possibilités qu’offrent les technologies internet fixes et mobiles. Maîtriser/comprendre les évolutions probables de la société, et le pire, tenter de piloter le comportement de la masse à son profit. Comme la publicité crée des besoins, les nouvelles technologies aident à fabriquer des façons de penser. C’est comme la diffusion en boucle d’une musique très moche qu’on finit par aimer à force de répétitions … les petites musiques, les refrains du genre « la voiture électrique ne pollue pas », ou « c’est de la faute de l’homme que la planète se réchauffe », ou encore « c’est à cause de la Russie qu’on va se les geler cet hiver », « tous vaccinés tous protégés » etc etc.

Internet, c’est la TV puissance 1000, et en plus, la « bonne parole » est relayée par des millions de gens naïfs qui, par leur comportement, travaillent gratuitement « à l’insu de leur plein gré », au montage des murs de leur future prison.

Le souci du « contrôle » est donc le point dangereux de ces technologies, selon la façon dont « les propriétaires » les utilisent. On a vu que pour les « gouvernants », il pouvait y avoir des dérives énormes dont la Chine nous montre un exemple bien réel ! Une horreur !

Mais « les propriétaires » sont aussi les utilisateurs ! Sans leur consentement, impossible de réaliser leur rêve fou. Mais il semble bien qu’il soit trop tard pour espérer un retour en arrière. Quand il se produira, il sera déjà trop tard. En tant que mouton noir, un type qui n’a jamais eu dans sa vie le moindre smartphone, j’ai tout le loisir d’observer l’évolution du comportement de mes congénères avec cet appareil, cela depuis plus de 15 ans (l’i-phone c’est juin 2007), et le constat est amer …

III APRES L’ESSOR EXPONENTIEL, FUTUR REJET OU ACCELARATION VERS LE « FACTICE » ?

Regardez ce graphique des ventes de smartphones dans le monde entre 2007 et 2021 :

ventes smartphones 2007 2021

Depuis 2016, on a atteint un sommet, sera-t-il provisoire ou annonce-t-il le début de la décrue ?

Huit milliards d’habitants, 1.5 milliards d’appareils vendus dans le monde chaque année depuis 2016 (hors année 2020), c’est déjà énorme, mais sur ces 5 ans soit 7.5 milliards d’unités, combien de personnes en représentent-elles au moins 2 ? 3 ? 4 ? Il me semble que les pays les plus pauvres restent et resteront très en retard (est-ce vraiment un mal ???), alors que les pays riches, peu à peu, seront contraints, pour leurs membres les plus « classe moyenne » de leurs habitants, de restreindre les renouvellements d’appareils qui vont valoir de plus en plus cher ET qui seront de plus en plus perçus comme des outils de surveillance plutôt que des outils de communication et de liberté. C’est toutefois mon voeu le plus cher. Mais s’il ne se réalisait pas ?

IV LE MONDE DU PIRE EST POSSIBLE, ATTENTION !

Le futur est déjà présent, il suffit de tourner la tête vers l’endroit qui fait faire des cauchemars à n’importe quel humain me semble-t-il : la Chine.

Des restaurants 100% robotisés avec paiement électronique via QR-CODE, ça vous branche ?

Des bons ou des mauvais points donnés par les gens que vous croisez, vos collègues, votre famille, amis, qui permettent de vous classer en « bon » ou « mauvais » citoyen, ça vous branche ?

Des peines de prison si jamais vous critiquez le pouvoir, ça vous branche ?

Je m’arrête là avec ces trois exemples, tout le monde a compris.

Mais faire la relation entre la Chine et notre futur monde virtuel, n’exagérons rien !!!

Pourtant, il suffit d’observer l’évolution dans les politiques, comportements, et façons de faire de nos gouvernants, pour comprendre que l’on dérive gentiment vers un système « dirigiste », pour ne pas employer d’autres termes qui sont aujourd’hui qualifiés de « complotistes » et qui seront demain, comme sur d’autres sujets, « visionnaires ».

V UN HIVER AVEC VIRUS, PENURIES, INFLATION, REFORME DES RETRAITES, FAILLITE EN CHAÎNE DES TPE, CA PEUT DONNER QUOI ?

Cela peut donner une réaction violente du gouvernement face à des millions de citoyens désemparés qui, comme un animal blessé après des kilomètres de fuite pour échapper à la meute, tenteront le tout pour le tout afin de protéger le peu qui leur reste. On en a marre du retournement des valeurs : la violence, en France, depuis 2017, est représentée par l’état et non par ses citoyens. A la place du gouvernement, je ferais bien plus attention à ce que je dis et à ce que je fais … le peuple semble endormi à tout jamais … jusqu’au jour où le point de non-retour sera atteint, où plus rien ne pourra plus l’arrêter.

MALHEUREUSEMENT, ils sont des millions à vivre dans le virtuel et non dans la réalité, c’est pourquoi nous sommes prêts à nous faire maltraiter sans broncher, je ne sais pas où il faudrait placer le curseur pour réveiller la masse.

Le projet de l’identité numérique, vous connaissez ? De la disparition du liquide pour permettre aux autorités de tracer 100% des transactions, et de vous autoriser ou non, à utiliser votre moyen de paiement selon les circonstances (ex : « au delà de 350g de viande rouge par semaine, votre carte sera bloquée pour ce produit, sauf si vous payez xx% de +). Imaginez les applications possibles, relisez Orwell, Huxley, et si vous ne les avez jamais lus, profitez-en, la fiction nous rattrape !

Donc, si l’hiver se passe mal, chacun risque de souffrir en silence et d’accepter, encore une fois, l’inacceptable politique européenne (car en France, il n’y a plus de politique digne de ce nom depuis bien longtemps) …

Suite au fil du temps …

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