Blog

Le livret CFD : fil rouge 2010

Dernière mise-à-jour le 10.03.2010 à 10h26

Le DOW CFD a dépassé sa médiane jour : indication positive – le CAC40 a pris appui sur le support 3900/3902 (plus bas 3902.11 exactement le PPj). Objectif théorique du mouvement à 3928 R1j, voire 3945 (peu probable en matinée – à surveiller la zone 10607/10600 sur le DOW CFD).

J'ai ajouté la contribution d'ourasi au Livret CFD, la dixième erreur, voir à la fin de l'article.

Concernant les comportements du traders, ses règles, vous pouvez également consulter sur ces sujets ces deux liens : ICI et LA

00:25, le 08.01.2010

Le trading en bourse

Modeste manuel pratique pour mieux faire en trading*

* Il s'agit ici de trading INTRADAY (entrée et sortie le même jour), mais pas de scalping **

** Scalping : trading très court en temps d'exposition et en points.

LIVRE I

Les erreurs à éviter

Je démarre ce matin une nouvelle série d'articles de fond, qui passeront en revue les erreurs les plus courantes en trading, mais surtout celles qui coûtent cher. Je proposerai des remèdes de grand-mère, à essayer sans modération, vous en trouverez toujours un qui sera moins acide à ingurgiter que les autres, en fonction de votre propre profil – en préambule, je conseille aux débutants, qui de toutes façons, ne respecteront pas les règles essentielles, d'ouvrir un compte CFD à 1.000E et de revenir lorsqu'ils seront perdus. Pour les autres, voici le premier chapitre de ce modeste manuel virtuel, basé sur trois ans de recherches et de contacts, dont deux ans de pratique régulière.

Première erreur : attaquer le trading sans apprentissage

Lorsque j'évoque l'apprentissage, je ne vous conseillerai rien, puisqu'en l'espèce, je suis moi-même auto-didacte (sauf un peu de finances durant mes études … ESC en 1987), ce qui me permet aujourd'hui de savoir de quoi je parle, notamment en ce qui concerne la liste des erreurs, surtout celles auxquelles on ne pense pas, parce qu'elles correspondent à un comportement normal dans la plupart des autres situations de la vie courante. Travailler deux ans sur le trading intraday sans y consacrer un capital important me semble conseillé : apprendre, c'est devenir un familier du Boss (comprendre ici que c'est le marché le Boss, pas vous, ni moi), et commencer par avoir une vision d'ensemble sur tous les pièges qui vous seront tendus sans aucun scrupule par l'ensemble des parasites, plus habiles que des pick-pockets pour vous détrousser, de bonne ou de mauvaise foi. Lire des livres généralistes sur le trading, parcourir les divers sites et prendre des informations, discuter du sujet avec des proches qui ont déjà affronté le problème réellement, participer à des sessions de formation, tout est envisageable sauf à se mettre à chercher le gourou, çà n'existe pas … mais la formation ne sera terminée qu'après la session de trading en réel, le comportement variant du tout au tout entre stratégies virtuelles et gestion en réel. A mon avis, la formation théorique, quelque soit le profil du trader, est indispensable ; mais ensuite, "sur le tas", il faudra aussi du temps à un être humain "dans la moyenne", pour espérer s'en sortir.

Concernant cette première erreur, le remède est simple : se fixer un budget annuel raisonnable à perdre en bourse pour celles et ceux qui souhaitent avoir un contact initial avec le côté "pratique", et ensuite pour une éventuelle formation. Par exemple, passez votre budget annuel "jeux de hasard" vers une nouvelle enveloppe "formation trading" pour financer quelques opérations, ce qui permet de prendre contact avec la réalité du marché sans y perdre sa chemise. Ensuite, la nécessité d'approfondir viendra d'elle-même !

Je n'aborderai pas le détail de l'analyse technique pure, puisque tout est disponible facilement : internet, livres, etc … sachant que l'essentiel n'est pas là, mais D'ABORD dans l'acquisition des automatismes et d'une maîtrise minimum de ses propres émotions.

Je donne un exemple simple, récent (de cet après-midi) : devenir un familier du Boss, c'est, par exemple, "ne jamais prendre position en fonction de la teneur d'une statistique, même majeure" —> en ce vendredi 8 janvier 2010, le chiffre de l'emploi mensuel a déçu le marché, avec un repli de 50 points à 14h30 pile, ouvrant un gap à 14h29 (à 10600 en UT5 CFD) : pourtant, on termine en hausse, en retraçant la totalité des 50 points, avec une clôture au plus haut du jour et de l'année, à 10618 (en séance, de 15h30 à 22h05, on était par contre monté un poil plus haut au CFD : 10622 à 14h29 …).
Sauf à parier avant la publication, ce qui est interdit avec mes règles personnelles de trading, le trader qui agira immédiatement à la vente dans le sens de la déception des opérateurs s'engagera non loin du plus bas de la séance – je préviens systématiquement que la teneur d'un chiffre, sauf énorme surprise sur une statistique majeure seulement, est accessoire —> on peut avoir la hausse ou la baisse dans la foulée, sachant qu'il faut donner la préférence à la tendance d'une part, et qu'un chiffre macro-économique peut se lire dans les deux sens d'autre part : -84.000 emplois, c'est bon pour le sentiment sur les taux, donc pour les actions (taux bas pendant une période prolongée tant que l'emploi ne se retourne pas).
Pourtant, on peut souvent constater que les titres des dépêches boursières, les jours où une statistique majeure positive entraîne un repli (et inversement, comme aujourd'hui), présentent cette configuration intraday comme une anomalie (voir un exemple ICI, vous pouvez tout lire, il y a toujours des informations intéressantes). 

Les erreurs décrites ci-après découlent donc du manque d'expérience, de formation, de pratique.

21h10, le 12.01.2010

Seconde erreur : se comporter de façon naturelle en bourse

Nous faisons tous partie de la même espèce animale : l'humain. A ce titre, nous possédons en commun un certain nombre de réflexes naturels, d'autres conditionnés par notre société depuis notre plus jeune âge. En trading, l'immense majorité des réflexes est à maitriser, car on ne pourra jamais les éliminer complètement, comme le trac pour un acteur avant d'entrer en scène par exemple.

Notre société nous vend une multitudes de produits (et nous en offrons nous mêmes, si ce n'est dans notre métier, au moins lorsque nous vendons notre voiture, des objets ménagers etc …) : en tant que consommateur, on essaye toujours d'obtenir le prix le plus bas, tandis que le vendeur tente de lâcher le moins de lest possible. En résumé, on sera tenté d'acheter lorsque les prix deviennent meilleur marché, lorsque la courbe des prix baisse fortement : dans la plupart des cas, ce sera une erreur en trading —> bien que le prix ait son importance, c'est la tendance journalière qui devra être décryptée correctement par le trader, afin de privilégier les opportunités allant dans le sens de cette tendance (intraday en l'occurence, attention, les échelles de temps ont également leur importance, j'y reviendrai).

En agissant systématiquement sur un schéma naturel, donc sans effort particulier, on tombera vite dans des situations du genre : "c'est pas possible, plus je vends, plus çà monte", ou "plus j'achète, plus çà baisse" – il faut donc commencer par sélectionner à l'avance les supports et résistances qui pourront être travaillés dans l'objectif d'un renversement de tendance en intraday (même court) – et dans tous les cas de figure, le stop doit être posé à une distance "raisonnable", afin de générer une perte  maximale de 2% sur votre capital (voire 3).

Remèdes : travailler en priorité les entrées en positions à partir du point-pivot (tantôt résistance, tantôt support), en respectant la tendance – donner la priorité au début de séance pour les entrées à contre tendance sur S2/3 ou R3/2.

Chercher des méthodes pour déterminer la tendance sur le temps d'exposition que vous avez prévu pour votre opération, et son prix d'invalidation, ce qui vous permet de poser votre stop-loss … 

23h05, le 15.01.2010

Troisième erreur : ne pas prévoir son éventuelle perte

Lorsque l'on arrive sur le marché boursier, notamment lorsqu'il s'agit de se frotter avec la problématique posée par la spéculation intraday avec effet de levier, il faut essayer de s'enlever de la tête les histoires magnifiques des quelques élus ayant bâti leur fortune sur cette activité, avec un modique capital de départ : le pourcentage de ces élus est comparable à celui d'un numerus-clausus drastique, on parle de 2 à 5%.

Le grand principe de base, l'axiome essentiel à retenir : "Sachant que nul n'est infaillible, il faudra bien gérer les moments faibles" —> autrement dit, il faudra respecter le schéma défensif prédéfini à la lettre, le stop étant le seul moyen d'éviter les effets dévastateurs de la pression psychologique que l'attaque du Boss exercera sur votre micro-position : cette pression vous fera faire des erreurs dans le feu de l'action, et la note sera salée. Il est donc obligatoire d'avoir une stratégie, et un stop fixé une fois pour toute à l'entrée en position, et qui ne pourra varier que pour protéger un gain latent, voire une sortie "flat" : tout un programme qui sera abordé plus tard.

La première chose à faire sera de penser à mesurer son risque maximum acceptable avant l'entrée en position (qui peut-être fractionnée dans une zone limitée), et de penser à d'éventuels gains seulement ensuite (qui devront également être estimés) : combien de personnes ont-elles été dépitées après avoir laissé filer des positions au delà des limites raisonnables, c'est à dire jusqu'à un pourcentage de perte en capital non tenable, autant sur le plan de la gestion, que sur le plan psychologique. Combien de nuits de cauchemars, et autant d'intérêts débiteurs quand on utilise l'effet de levier ?

Faites des calculs préalables ! Par exemple, plutôt que de vous lancer dans la gestion d'un montant de couverture, fixez vous un montant de perte maximum en euros par trade, et un autre maximum par jour – cela vous permettra d'effectuer X opérations sur une mise de départ raisonnable – entrez en position uniquement si le stop respecte les limites préalables que vous vous êtes fixées – il existe des contrats à 1E du point sur indices, ce qui permet de travailler sérieusement (en gérant des multi-positions par exemple) sans disposer d'un énorme capital.

J'écrirai un article sur la problématique de la pose des stops-loss et de leur gestion, mais le principe est de le placer au delà d'une résistance lorsque l'on est vendeur, et en deçà d'un support lorsque l'on est acheteur. En fonction de la taille de votre exposition, une partie des entrées sera soldée sur un objectif minimum, afin de financer les stops des positions restantes, destinées à être conservées dès confirmation du sens du trend, pour le graal du premier objectif de sortie.

Quatrième erreur : ne pas faire la liaison entre les profits éventuels, et les pertes programmées

Une erreur consiste également à entrer en position avec un stop, mais sans savoir à quels niveaux se situent les objectifs de sorties. Effectivement, si vous trouvez l'invalidation de votre scénario à 30 points de votre niveau d'entrée, alors que l'objectif est à 15 points au mieux, ce n'est pas un bon équilibre, car il faudra réaliser + des deux-tiers de trades gagnants pour ne pas perdre d'argent.

La notion de probabilité de réussite se retrouve donc au centre du débat, et devra augmenter rapidement si la différence entre perte moyenne réalisée et gain moyen réalisé n'est pas équilibrée (trop de petis gains, inférieurs à la moyenne des pertes, récurrent à cause du manque de patience).

Remède : faites des calculs préalables ! vous devez absolument connaître votre taux de réussite moyen, avec le nombre moyen de points de vous engrangez, cela à l'aide d'une stratégie personnelle … mais le résultat dépendra avant tout de la pertinence de votre stop ! C'est là que tout se complique – je n'aborde pas ici la problématique du scalp de quelques minutes, mais du trading intraday, ce qui laisse plus de marge de manoeuvre de gestion, les choses allant moins vite qu'en scalping (on a plus de temps pour réfléchir et prendre les décisions) : à mon humble avis, le nombre de points entre limite de sortie et objectif de sortie devra, au pire être égal ===> sur 100 trades, il vous faudra donc réaliser un taux de réussite supérieur à 50% pour être étal.

18h40, le 19.01.2010

Cinquième erreur : le manque de patience 

Si le manque de patience est un défaut, on n'oubliera pas que le manque de réactivité en sera un également : être patient tout en étant réactif le moment venu, voici en fait le challenge que le trader doit relever chaque jour (je vous rappelle que je ne traite que du day-trading dans ce modeste ouvrage). J'aborde ici la problématique du comportement face au marché : lorsque l'on se pointe la fleur au fusil, en pensant débarquer dans une salle de casino, on en repart rincé, c'est normal, le problème étant que l'on ne s'est pas amusé du tout, contrairement à une soirée de jeu à Deauville ou à Monaco – apprendre la patience, c'est commencer par préparer la séance de bonne heure le matin, avant 8h00 : vous aurez ainsi, sur les principaux supports que vous tradez, des repères de prix auxquels vous saurez intervenir s'ils se présentent rapidement, comme souvent en début de séance pour les trades les moins ardus à réaliser. Dans le cas contraire, il faudra se montrer patient : soit si vous détectez une figure géométrique (attendre la sortie pour entrer dans le sens de la nouvelle tendance), soit si vous tablez sur un prix fixe, à doubler ou à casser, pour entrer en position, un support ou une résistance oblique ou de préférence horizontal(e).
Mais la patience parfois nécessaire avant d'entrer en position n'est rien, comparée à celle qui peut être nécessaire une fois que l'on plonge dans le grand bain, avec un stop et un objectif minimum. Le marché est capable de tout, même si vous êtes entré parfaitement, ce qui sera rarement le cas : le prix peut revenir titiller votre point d'entrée (stop à zéro relevé trop tôt = souvent une sortie prématurée du marché, notamment lorsque l'on opère sur la contre-tendance, où ceux qui veulent que le mouvement se poursuive donnent de la puissance pour tester le niveai en question), le prix peut mettre des heures avant de donner un écart de points correspondant à votre objectif – la plupart des traders en herbe, y compris votre serviteur, a une grosse carence sur ce plan —> garder la position et supporter la pression du marché, pour la récompense finale qui, pour un trade de plusieurs points-clé, demandera toujours un comportement exemplaire. Tout un programme pour réussir dans cet exercice.

Pour gagner en patience : forcez-vous à poser des stops de protection au minimum sur le prix d'achat, dès que le marché atteint l'objectif 1 que vous vous êtes fixés, et tentez la seconde étape (ne plus perdre quoiqu'il arrive, doit aider à garder la position plus longtemps) – pour éviter le stress et la prise de décision intempestive, pensez à tous les beaux trades que vous avez "salopés" en sortant trop tôt !
Programmez vos ordres un peu avant, quand vous voyez qu'on approche de la situation que vous attendiez, cela vous évitera de cliquer trop tôt, et vous ne regretterez rien par rapport à votre stratégie.

Toutefois, la patience ne doit jamais empêcher de protéger une position gagnante, ou de sortir avant que le stop-loss ne soit atteint, en cas de changement dans la configuration graphique, ou l'ambiance du marché.

18h30, le 20.01.2010

Sixième erreur : le manque de réactivité nécessiare dans certaines situations

Il arrive souvent que le marché n'avertisse pas pour atteindre rapidement un niveau d'entrée, que vous n'avez pas eu le temps de programmer, ou un niveau d'invalidation du mouvement avant que votre limite ne soit touchée —> il faut alors être réactif sans paniquer, soit pour passer son ordre d'entrée, soit pour transformer son stop en stop-gain, voire sortir prématurément.

Exemples :

Les cours plongent rapidement en direction d'un support identifié que vous souhaitez acheter depuis le matin, mais cela arrive alors que vous êtes au téléphone, ordre pas préparé : vous vous précipitez et cliquez sur vente au lieu d'achat, ou vous trompez dans le nombre de contrats (11 au lieu de 1, 22 au lieu de 2), ou encore vous décidez de gagner de temps et n'entrez pas votre stop alors que les cours vont plonger … etc, etc. Remèdes : si vous voyez que c'est la panique en vous, ne faites rien, ou prenez le temps nécessaire pour effectuer l'entrée en position dans le calme, quitte à y laisser quelques points ou pips sur votre prix de revient.

Vous attendez patiemment d'arriver à votre objectif pour vendre, mais l'hésitation du marché ne vous permet pas de sortir rapidement au prix voulu … tant et si bien que la tendance revient peu à peu dans l'autre sens – tant que vous n'êtes pas dans le rouge, vous gardez sans tenir compte du changement progressif d'ambiance. Remède : remontée du stop obligatoire quand le marché vous donne raison (attention toutefois à la double-tentative du marché sur le point-d'entrée, notamment s'il s'agit d'une opération de contre-tendance), même si l'objectif n'est pas atteint.

Vous avez pris un achat sur un S2j et le marché vient vous faire sauter le stop à zéro sur un second impact avant de repartir à la hausse : soit vous pleurez sur votre sort (comme c'est encore mon cas dans 50% des cas), vous reprenez dans la foulée, une fois le double bottom confirmé – vous perdrez quelques points sur le prix d'achat mais aurez plus de chances de réaliser un trade gagnant que de ne pas être en position du tout.

Conclusion de ce petit chapitre : attention, on ne doit pas confondre réactivité et précipitation, dans le doute, ou trop émotif devant la situation, on doit s'abstenir, d'où la condition indispensable avant de rentrer en position : avoir préparer la séance – en outre, le calme intérieur est nécessaire pour faire du trading, mais le calme autour de vous aussi !

16h10, le 26.01.2010

Septième erreur : travailler dans de mauvaises conditions

La première des conditions est de disposer d'un outil de travail fiable, connexion internet comprise, si possible avec un minimum de trois écrans et deux ordinateurs (un de secours) – en dehors de cet aspect trivial des choses (au bureau, un employé s'imagine utiliser du matériel en ordre de marche, et si possible un minimum performant), il me semble que ce que les apprentis-traders oublient trop souvent, c'est que cet exercice difficile doit se pratiquer dans une bulle de solitude. En effet, je pars du principe que la pression intrinsèque du marché s'avère largement déstabilisante, pour ne pas avoir à en rajouter : les prises de décisions se font parfois si rapidement, qu'une simple interruption de quelques minutes, dans l'observation du graphe, pourra vous handicaper.

Les exemples sont nombreux : conversation téléphonique ou autre (le tchat en fait partie, skype etc), ne pas être seul dans la pièce où on travaille (je travaille dans le salon, et n'ouvre plus de positions en présence de la famille, quoique, j'y déroge encore de temps à autre), avoir une autre occupation simultanément (le rédactionnel du site m'a fait perdre de l'argent, notamment par du manque-à-gagner —> j'ai du mal à me concentrer pour écrire lorsque je suis en position, alors je protège court dès que possible … ah là là, il est fort ce Boss !).

Remède : essayer de gérer son temps, pour ne trader en réel que dans les moments d'extrême solitude !

14h20, le 28.01.2010

Huitième erreur : la "clickomania", confondre plateforme de trading et Nintendo DS

Cette maladie est naturelle, je vous rassure tout de suite —> elle consiste à se comporter comme un scalpeur (trades de quelques minutes), sans en avoir les compétences, ni en posséder les acquis comportementaux indispensables – elle consiste à vouloir être en position de façon permanente. C'est lé résultat des frustrations occasionnées par les fluctuations de la bourse : en fonction des échelles de temps, il y a X mouvements dans une journée, il est présomptueux de chercher à saisir toutes les variations —> une ou deux opérations par jour peuvent largement suffire – quant au scalping, je pense que c'est la dernière chose à essayer lorsque l'on débute en trading.

Contre les doigts trop sensibles et les gâchettes faciles, il n'y a que les gamelles prises en raison de la multitude des ordres et des revirements de positions incessants (toujours avec un temps de retard, évidemment), qui auront un effet dussuasif à partir d'un montant X de pertes.
Se fixer des plages d'intervention peut également aider, mais l'essentiel réside dans la possession d'une méthode qui vous permet de définir votre position à un moment M sur le marché : acheteur, vendeur, ou à l'écart (ne sais pas, ou attend une cassure, un franchissement, un prix) —> et en définitive, on en revient au même problème : entrer en position, c'est accepter un risque calculé à l'avance, et non modifiable "après-coup", c'est donc accepter la frustration provoquée par l'erreur, celle de s'être trompé. J'arrive ainsi à la neuvième erreur …

16h45, le 08.03.2010

Neuvième erreur : croire que c'est le marché qui se trompe ! 

Neuvième erreur : croire que c'est le marché qui se trompe !

Elle représente le travers humain le plus répandu et le plus dévastateur, il vous vide le porte-monnaie en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire – il faut partir de l'axiome suivant, même si cela va à contre-tendance de la haute opinion que chacun est tenté d'avoir de soi-même : "Lorsque je suis dans le bon sens, c'est uniquement une largesse du Boss" —> alors je me dois de m'inquiéter pour toutes les fois où cela ne sera pas le cas – la pitié, le Boss (rappel : "le marché"), il ne connait pas – soit vous disposerez d'une couverture imposante, en sus d'une stratégie et d'une patience déjà éprouvés, soit il vous laminera —> on a toujours raison à un moment donné, mais lorsque l'on a une position intraday et que l'on s'entête à conserver une entrée sans le moindre stop, on peut se retrouver très loin du marché, et très loin de l'objectif de départ, l'intraday se transformant en moyen terme, et c'est là que les bêtises commençent, avec la diminution de la confiance et du sang-froid : il faut à tout prix l'éviter ! Le trader partira donc humblement du principe que le marché est plus fort que lui, et limitera donc sa perte potentielle maximum. Une règle simple pour commencer, appliquer la base du money-management, qui fera l'objet du prochain chapitre …

10h22, le 10.03.2010

Dixième erreur : oublier de gérer son argent

"La base du MONEY MANAGEMENT, par Ourasi, membre actif du site

Pour certains, ce terme, ou bien encore le  « MM », veut dire quelque chose, pour d’autres, il s'agit d'une découverte. Si je devais résumer ce terme simplement, je dirai : c’est la gestion de votre argent de manière active, intelligente et raisonnée.
En utilisant cette façon de faire, vous vous donnez déjà les moyens de perdurer en bourse. Car même si le but n’est pas de devenir un Warren Buffet, il est quand même plus agréable de gagner de l’argent que de le voir fondre comme neige au soleil.
Avant même de mettre un Euro en bourse, le passage par le MM est obligatoire ! Car la bourse ne fait pas de sentiment. Combien de « boursicoteurs font l’erreur de couper leur gain trop tôt et de regarder leur perte augmenter en espérant que demain, ça remontera ?
Vaut mieux se couper une main qu’un bras, même si c’est plus facile à dire qu’a faire (Ndlr : encore un frein psychologique naturel à anihiler).

Entrons dans le vif du sujet.

Le but est très simple qu'il s'agisse d'actions, de forex … il s'agit d’entrer en position en sachant, quel montant du capital mettre sur le tapis, et quelle perte je suis prêt à accepter sans que cela plombe mon capital dans le cas d’un scénario invalidé – je me limite en général à une perte acceptée maximale fixée à 2% du capital.

Regardons en pratique :

Capital de 20 000 € perte max 2% soit 400 €/ trades
Action Peugeot : cours 21.26€

En regardant l’action Peugeot, vous fixez bien un prix d’entrée en pensant que le cours va monter, mais dans le cas contraire  en faisant un analyse technique, vous voyez également que sous un certain prix, l’action risque encore de chuter.
Imaginons que le prix d’entrée soit de 21.26€ et que vous pensez que sous 20.10€, l’action chutera encore : dans ce cas, vous posez un stop afin de vous protéger d’un repli prononcé du titre.
Désormais, vous avez 3 chiffres très importants : 400€ (votre perte acceptée) -t 21.26€ votre prix d’entrée et 20.10€ prix de protection.

Avec ces chiffres, vous allez calculer le montant du capital à engager.

Montant de perte acceptée / (prix d’achat – prix de protection)  = nombre d’actions à acheter
        
400/(21.26-20.10) = 344 actions

Vous avez donc 344 actions Peugeot à souscrire au cours de 21.26€, soit un montant total de 7313.44€ avec un stop de protection 1.16€ sous votre prix d’achat

Avant de vous lancer, vous savez déjà que vous ne risquerez pas plus que votre perte acceptée, à savoir « 400€ »

Maintenant si on avait eu un stop plus lointain genre 17.50€ :

400/(21.26-17.50) = 106 actions

Dans ce schéma, souscription de 106 actions à 21.26€  soit un montant de 2253.56€.
Montant plus faible vu que le stop est plus loin.
Pour sortir, vous pouvez utiliser également le stop : au fur et à mesure que l’action monte, vous remontez votre stop et vous assurez vos gains !
Il serait dommage de faire tout ce travail et de voir les gains partir en fumée.
Il est quand même conseillé d’avoir au minimum un objectif de gains 2 fois supérieur à vos pertes,  pour au moins couvrir une perte lors des prochains trades.

Désormais, çà parait beau sur le papier, mais faut il encore l’adapter à ses moyens et surtout le suivre de manière rigoureuse, afin que cela soit efficace pour votre compte".

Merci à Ourasi : cette base constitue un premier élémement de réflexion, sachant que chacun devra décliner probabilité de réussite du trade, et écart entre perte acceptée et objectif de gains. En outre, il est aussi très important :

– de savoir solder partiellement des positions gagnantes, parfois avant l'objectif, pour augmenter le taux de réussite, quitte à voir s'envoler quelques profits potentiels.

– de gérer ses journées en fonction des résultats des premiers trades : on peut augmenter le nombre d'opérations, et donc de prises de risques, sur une journée qui démarre positivement, mais le trader "gestionnaire" prendra toujours soin de sortir une partie des bénéfices de son compte de trading (on doit aussi profiter de ses gains, rien ne sert d'accumuler).

(suite au fil des jours …)

Prochain RDV en début d'après-midi (occupé avec mon fils et ravitaillement).